Le présent et l'avenir du diaconat en Afrique
Réunion virtuelle le mercredi 15 juillet 2026, consacrée à la situation actuelle du diaconat permanent dans les pays africains, au cours de laquelle sera examinée la manière dont le CID pourrait collaborer avec les évêques de tout le continent africain pour promouvoir la vocation diaconale.
du révérend diacre Callum D. Scott OFS, Pretoria, Afrique du Sud
Kilian Schadt, directeur du CID, accompagné du diacre Callum Scott OFS (délégué du CID pour l’Afrique, archidiocèse de Pretoria, Afrique du Sud), a rencontré virtuellement, mercredi 15 juillet 2026, Mgr Masilo Selemela, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Pretoria, qui est également président du Département pour la vie et le ministère du clergé de la Conférence épiscopale catholique d’Afrique australe, ainsi qu’avec les diacres membres du CID Adolf Kinda (diocèse de Keetmanshoop, Namibie), Michael Wielath (diocèse de Rottenburg-Stuttgart, en Allemagne, et Radio Horeb/Radio Maria) et Nick Agule (diocèse de Westminster, en Angleterre), d’origine nigériane. La rencontre a axé ses débats sur la situation actuelle du diaconat permanent dans les pays africains et a analysé comment l’IDC pourrait collaborer avec les évêques de tout le continent africain pour promouvoir la vocation diaconale. Les expériences des participants, venus de toute l’Afrique, ont enrichi les débats, mettant en lumière les raisons pour lesquelles le diaconat n’a pas été rétabli dans les diocèses africains, les difficultés auxquelles sont confrontés les diacres actuels et les opportunités de développement de la vocation diaconale.
Alors que d’autres continents sont confrontés à une baisse des vocations à la prêtrise et à la vie consacrée, la situation est différente dans une grande partie de l’Afrique. Cela reflète la croissance exponentielle de l’Église en Afrique qui, comme l’a souligné l’un des participants, représente l’avenir de l’Église. Et bien que les participants aient souligné que le diaconat n’est pas une solution provisoire au déclin des vocations sacerdotales, il a été reconnu que, dans de nombreux diocèses, il est possible que les évêques ne voient tout simplement pas la nécessité d’avoir des diacres, compte tenu de leurs effectifs pastoraux actuels, ils pourraient ne pas juger financièrement viable le lancement d’un programme de formation diaconale, et bon nombre des ministères exercés par les diacres dans d’autres parties de l’Église sont déjà confiés à des laïcs (par exemple, le ministère des funérailles, la visite aux malades, etc.).
Toutefois, les participants ont jugé important de souligner que le diaconat a sa raison d’être, non seulement d’un point de vue théologique, mais aussi, de plus en plus, au sein de l’Église synodale, à mesure que l’Église universelle s’oriente vers une conception collaborative du ministère. En conséquence, il est souhaitable que tant les évêques que les prêtres puissent bénéficier d’une formation plus adaptée à la vocation au diaconat permanent, en particulier dans les Églises locales où un certain intérêt pour cette vocation se manifeste. Nous espérons, en collaboration avec le CID, développer certaines ressources et aider, en particulier, les évêques qui manifestent un intérêt pour le renouveau du diaconat dans leurs diocèses.
Nous espérons pouvoir mener d’autres initiatives de ce type à l’avenir, car celle-ci s’est caractérisée par une ouverture et une franchise que tous les participants ont appréciées. La participation de Mgr Selemela a été particulièrement appréciée.